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| Auteur : | Sujet: Fugue en délit mineur (RP de Naïlo ♣) | Bas |
| Nailo (le vrai) Modérateur Messages postés : 262 Roliste |
Le guerrier fût surprit de voir cet homme qu'il ne connaissait pas et de surcroit, qui lui demandait un entretient privé. Il réfléchit un instant de manière à revoir la personne qu'il avait en face de lui dans sa mémoire puis, voyant que celà restait sans effet, lui répondit avec des hésitations: - Et bien... oui... Suivez moi. Il se retourna vers le tavernier et lui lança: - Eh, Roulefût ! Merci pour la bibine, à demain ! Entrainant après ça le malingre, il se dirigea à son domicile qui résidait à quelque pas de la taverne, sans un mot. Arrivé à bon port, il poussa la porte d'entrée, posa ses affaires et lui dit: - Tenez, asseyez-vous. Orlpar en fît de même et le fixa comme pour l'écouter. --Message edité par nailo (le vrai) le 2004-06-15 13:46:37-- |
| Septy Messages postés : 55 Scribe Rolistique ![]() |
L' homme était encore très nerveux, et il ne s' assit point, tortillant ses mains calleuses derrière son dos. - Orlpar Eveningfall, heu...j' ai appris que votre père travaille...sur un chantier non loin des portes du quartier, et...enfin j' aimerais que vous m' y meniez. J' ai à lui parler, car mon père à moi l' a fort bien connu. Le soldat fut fort étonné, car les anciennes connaissances familiales n' étaient guère évoquées en sa présence. Et de plus, le visage ravagé de tics de cet inconnu lui inspirait une confiance bizarre... --Message edité par septy le 2004-06-16 17:34:23-- | |||
| Le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages. |
| Nailo (le vrai) Modérateur Messages postés : 262 Roliste |
Orlpar se méfiait mais sa curiosité l'emportait sur sa sagesse, ce qui ne lui fit prendre aucune précaution: - Et bien, je vais vous y conduire oui... En chemin, le guerrier demanda quand même à l'inconnu: - Comment s'appelait votre père ? Je l'ai peut-être connu étant plus jeune ? Et que devez-vous dire à mon père de si important pour ne pas avoir la patience d'attendre son retour ? Il estimait pouvoir savoir le motif de cette rencontre car il était tout de même un Eveningfall lui aussi... --Message edité par nailo (le vrai) le 2004-06-15 22:37:05-- |
| Septy Messages postés : 55 Scribe Rolistique ![]() |
Malgré son état, l' homme eut un léger sourire qui disparut bien vite : - Non, ce serait très étonnant que vous le connaissiez...mais..mais hâtons-nous, le temps nous est peut-être compté ! Surs ces paroles peu engageantes, il hâta le pas, espérant que son guide en ferait autant. | |||
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| Nailo (le vrai) Modérateur Messages postés : 262 Roliste |
Orlpar, voyant que son hôte hâtait le pas, en fit de même instinctivement: - Eh, vous allez où comme ça ? Lui dit-il sur un ton humoristique. Ceci conscerne exclusivement mon père ? Vous savez, j'ai beau être fils de charpentier et n'avoir subit aucune "éducation", je suis tout de même apte à comprendre de quoi il en retourne. Je suis quand même son fils et je fais également preuve de bonne volonté en vous emmenant à son chantier plutôt que de vous dire de patienter derrière la porte d'entrée. J'aimerais vraiment savoir ce que vous comptez lui dire car la chose à l'air d'être importante... Orlpar continua, tout en parlant, vers le chantier de monsieur Eveningfall père. --Message edité par nailo (le vrai) le 2004-06-17 14:11:17-- |
| Septy Messages postés : 55 Scribe Rolistique ![]() |
Les paroles d' Orlpar eurent l' air de faire réagir le jeune homme - Voyez-vous...je vous suis...très reconnaissant, oui, de la promptitude avec laquelle vous avez..répondu à ma demande...et de votre bonne volonté, aussi. Les marcheurs allaient bientôt être en vue du fameux chantier, et le maigre ne semblait pas disposé à en dire plus. Mais sa langue finit par se délier, et quand il vit que son guide était prêt à ne pas faire un pas de plus sans justification, il dit du ton de la confidence : - Mon père...enfin mon père était brigand, voilà. Il s' appelait Darrel Slime-wind, et "officiait" a Eauprofonde...il s' agit d' épisodes sombres de son existence, mais...je pensais que votre père vous les aurait, hum..plus ou moins contés, car il y joua un certain rôle. Nos parents se connaissaient, voyez-vous. Ils étaient proches...mais si votre père ne vous a rien dit, et ça a l' air d' être le cas..hum...j' aimerais lui parler d' abord. Mais comme vous menez la marche, c' est vous qui voyez... Et l' autre ralentit, paraissant plus disposé que quelques minutes auparavant à écouter d' autres questions. | |||
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| Nailo (le vrai) Modérateur Messages postés : 262 Roliste |
Orlpar écouta les paroles de l'inconnu puis réfléchit, s'arrêtant: - Votre père est mort je présume, car vous parlez de lui au passé... et vous avez l'air de parlez de nos paternels comme de vieux amis, ce qui me met dorénavant plus en confiance quant à votre identité. N'étant pas tellement la question d'en savoir plus sur cette affaire, je préfèrerais en apprendre d'avantage sur ma mère... Vous l'avez peut-être connu si vous possédez plus de vingt-deux printemps, ou peut-être que votre défunt père vous en a parlé ? Orlpar savait que s'il restait pendant la conversation, il allait en savoir d'avantage sur l'affaire qui conscernait leurs parents, il profita donc de cette ruse pour connaitre enfin quelques traits de sa mère, encore inconnue pour lui. |
| Septy Messages postés : 55 Scribe Rolistique ![]() |
- Votre mère....vous aussi, vous en parlez comme si elle était morte...serait-ce le cas ?! L' homme semblait surpris, et cette surprise étonna Orlpar : il considérait la mort de sa mère comme une chose arrêtée, et ce type non... Cependant, les deux hommes avaient fait bon train, et ils avaient atteint le chantier en question. Plantons le décor en quelques lignes : une haute bâtisse sombre, assez sinistre, surmontée d' un début de toit en ardoise. "Un début", car c' était sur ce toit que les charpentiers devaient travailler, et pour ce faire ils avaient installé un grand échafaudage de sapin. On accédait à l' ensemble du chantier par deux rues. Alors que le duo arrivait à une trentaine de mètres, Orlpar endentit une sorte de cri étouffé, venant de l' intérieur de la maison. -Pourquoi..pourquoi est-ce que vous vous arrêtez ? Notre soldat s' était en effet arrêté net : il observait les quatre hommes qui occupaient l' édifice, un par étage et un au rez-de-chaussée... Etranges maçons que ces maçons sans outils ! Singuliers travailleurs que ceux-là, car l' un d' eux était visiblement muni, en lieu et place d' une truelle, d' une bonne épée d' un mètre vingt... --Message edité par septy le 2004-06-17 21:32:28-- | |||
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| Nailo (le vrai) Modérateur Messages postés : 262 Roliste |
Le guerrier, sentant que quelque chose ne tournait pas rond mit la main sur la garde de la sienne, car il se devait d'être toujours ceinturé de son épée, surtout dans le Quartier Sud où les larcins y étaient fréquents. Orlpar se dirigea vers eux d'un pas hésitant, ne savant pas tellement quoi leur dire. Il sentait bien que ces hommes n'étaient pas là par hasard et qu'ils n'avaient pas l'air d'une bontée à toute épreuve, mais le soldat pouvait se tromper. Repensant soudainement à l'homme qui l'accompagnait, il lui dit, s'arrêtant: - Vous connaissez ces hommes ? Orlpar espèrait une réponse rapide car le cri étouffé qu'il avait ouïe ne le rassurait guère. |
| Septy Messages postés : 55 Scribe Rolistique ![]() |
Le regard apeuré et fiévreux de l' autre examina plus longtemps les hommes, et il prit une expression effrayante, prononçant ces mots étouffés : - Ce...oui, je les connais, ce sont des ennemis. Ils sont là pour moi ! Prenez garde, Orlpar ! Le garde allait répondre lorsque son interlocuteur, dans un réflexe aussi soudain qu' innatendu, se jeta sur lui. Tous deux s' abbatirent, et une flèche vint ricocher sur le pavé, à l' endroit ou ils se trouvaient une seconde auparavant ! Alors qu' Orlpar se rendait compte du sort auquel il venait d' échapper, une deuxième flèche se planta, au-dessus, dans l' enseigne d' une tannerie, accompagnée d' un juron de dépit venant d' un des étages... Orlpar se relva, souillé par la crasse du sol, alors que l' homme du premier étage descendait de l' échafaudage au moyen d' une échelle. | |||
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| Nailo (le vrai) Modérateur Messages postés : 262 Roliste |
Le soldat tira son épée d'un mouvement leste, simple et vif. Pensant à d'éventuelles sommations, il préféra les garder pour lui se disant que ça ne valait vraiment pas la peine. Se frayant un chemin pour parvenir jusqu'au premier homme, Orlpar se servit des recoins, tonneaux ou tout ce qui lui permettrait de ne pas être ciblé par les archers. |
| Septy Messages postés : 55 Scribe Rolistique ![]() |
Orlpar eût été bien en peine d' arriver jusqu' au bâtiment sans se mettre à découvert : en effet, même si la place était assez fournie en obstacles (dont une charrette, littéralement passée par les armes, qui sauva la mise à notre guerrier) l' édifice se dressait en son centre. Mais la tâche lui fut facilitée par son adversaire, qui lui-même avançait, l' air pour le moins furieux. Les lames des deux hommes s' entrechoquèrent alors qu' Orlpar passait derrière une sorte d' étalage de vieux meubles (le propriétaire n' avait sans doute pas jugé utile de les rentrer pendant la nuit). - Peste ! un soldat ! s' exclama l' homme en noir. Celui-ci s' escrimait en homme très pressé. Son épée entama le guerrier au bras, mais il commit une erreur : quand il porta ce coup, il s' attendait à ce que la douleur fasse défaillir le garde. Or, celui-ci n' eut qu' un tressaillement bref, puis il perfora proprement son adversaire, qui chut sur le pavé froid, tenant ses tripes à la main. Pendant ce temps, on put apercevoir le jeune homme, qui avait miraculeusement échappé aux flèches, se traîner jusqu' à l' abri de cette fameuse charrette... --Message edité par septy le 2004-06-18 22:39:41-- | |||
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| Nailo (le vrai) Modérateur Messages postés : 262 Roliste |
Orlpar se dirigea comme il put vers cette charette afin d'y rejoindre l'homme qu'il avait ammené à ce chantier. Restant derrière, car l'abri était plus sûr que le reste, le soldat lui dit: - Dites moi qui sont ces hommes et pourquoi sont-ils ici ! Et par pitié, arrêtez de perdre du temps en bégaillant sans quoi je vous perfore comme un vulgaire gruyère ! Vous me demandez de vous emmener au chantier de mon père et que c'est pour le moins important et, évidemment, on y trouve quatre hommes armés jusqu'aux dents prêts à faire la peau du premier passant. Dites moi ce qu'il se passe ! Orlpar tenait fermement son épée, prêt à en faire usage si le besoin s'en faisait sentir; aussi bien sur l'homme qu'il questionnait que sur les trois autres restants. |
| Septy Messages postés : 55 Scribe Rolistique ![]() |
Le jeune homme avait repris ses esprits (car la chute l' avait plus ou moins étourdi), et il dit rapidement : - Mon père m' a dit un jour que si j' avais des ennuis...c' est le vôtre que je devrais aller voir. C' est l' cas, et ces hommes, qui sont justement la cause de mes problèmes, devaient connaître la recommandation de mon père. Ils m' attendaient, c' est pourquoi je me hâtais tout à l' heure...mais il me semble que l' un d' eux a cessé de tirer et vient sur nous ! Orlpar tendant l' oreille pouvait ouïr les pas précipités d' un autre de ces épéistes...il arrivait vers la charrette. Le type malingre eut le temps d' ajouter : - Je vais prendre ce pied de table, là-bas...avec, je briserai bien quelques crânes... L' explication du jeune homme était courte (même si sa dernière phrase était bien présomptueuse : il n' avait pas l' air très fort), cependant Orlpar s' en satisfit pour le moment. Celui qui l' avait accompagné fila prestement vers l' étalage de meubles, qui se trouvait non loin. L' ennemi allait arriver par la droite de la charrette. | |||
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| Nailo (le vrai) Modérateur Messages postés : 262 Roliste |
Le soldat se posta debout, dos à la charette en faisant un minimum de bruit de façon à se dissimuler. Son épée pointée vers l'arrivée du menaçant, prête à perforer à nouveau. |
| Septy Messages postés : 55 Scribe Rolistique ![]() |
Le nouvel arrivant mit peu de temps à mourir, et les vêtements d' Orlpar en furent tout éclaboussés de sang. Après quoi le garde courut à la maison et commença à monter dans l' échafaudage. Pendant ce temps, le jeune maintenant armé entrait dans le bâtiment en prenant bien des précautions. Orlpar arriva au deuxième étage, face à un autre de ces faux travailleurs. La lame du soldat ne se heurta qu' à une simple matraque, mais il fallait bien reconnaître que son adversaire se défendait avec hargne. Le garde finit par le faire choir par-dessus la balustrade, après avoir reçu un coup violent sur le bras. Aucun des morts n' avait eu le temps de crier, et les bruits du combat n’ attiraient personne dans cette partie déserte, à cette heure tardive. Le dernier homme descendait du dernier étage, sautant de l' échelle. Il décocha une flèche presque à bout portant. Heureusement il manqua sa cible, car le guerrier ne s’ était pas retourné…après avoir échoué, l’ archer jeta son arc et tira son épée, alors qu’ Orlpar lui portait déjà un coup, qui ricocha sur une sorte de cuirasse de buffle. Le combat commençait à devenir long pour le garde fatigué et déjà affaibli par les précédents adversaires , mais à ce moment-là, le petit homme malingre, qui était arrivé silencieusement par l’ échelle, assena sur la tête de l’ homme à la cuirasse un grand coup de son gourdin de fortune. Celui-ci s’ étala de tout son long sur la plate-forme. Orlpar s’ appuya au mur, la main sur son épaule meurtrie. | |||
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| Nailo (le vrai) Modérateur Messages postés : 262 Roliste |
"Ce n'était pas le moment d'avoir mal" se dit le combattant. Le cri qui avait retentit précédemment ne cessait d'intriguer Orlpar ou plutôt, de l'inquiéter. Il se mit à chercher dans toute la maisonnée son père après avoir octroyé un bref remerciement à celui qui lui avait sans doute sauvé la mise. |
| Septy Messages postés : 55 Scribe Rolistique ![]() |
C' est au troisième étage que la découverte fut faite : Tout d' abord, le soldat vit, étendu dans un coin -garroté et bailloné- son père, qu' une lampe-tempête éclairait. Celui-ci remua un peu à la vue de son fils, qui courut à lui. Orlpar était en train de délivrer le vieil homme du morceau de tissu qui lui meurtrissait les commissures des lèvres, lorsqu' un pas précipité retentit derrière lui. Le spadassin sentit un immense choc, il lui sembla un instant que sa tête se déchirait, et le noir se fit.... "Bon", pensa-t-il une éternité après... "peut-être que je ne suis pas si mort, finalement, puisque je peux encore penser". Ses yeux s' entrouvrirent. Il était dans une pièce en moëllons, froide, et que trois torches éclairaient. A ses côtés, le corps osseux du jeune homme. Tout haut, fort et large qu' il fût, Orlpar grelottait... --Message edité par septy le 2004-06-22 17:29:20-- | |||
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| Nailo (le vrai) Modérateur Messages postés : 262 Roliste |
Tout d'abord, il se releva et manqua retomber. Sa tête lui tournait toujours. Il se frixionna pour retrouver un peu de chaleur corporelle avant de s'agenouiller devant le petit homme malingre, afin de voir s'il était dans un état commateux. |
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